Erreurs de ticket de caisse en Suisse: quels sont vos droits?
Selon le SECO, l'exposition de marchandises avec indication du prix vaut en règle générale offre ferme; l'exception vise l'erreur manifeste. Le Bureau fédéral de la consommation renvoie à l'art. 7 al. 3 CO tout en précisant que la règle est contestée en doctrine. Le cas le plus fréquent au quotidien reste l'action qui n'a pas été déduite en caisse. Cette page n'est pas un conseil juridique.

Lorsque la caisse facture davantage que le prix affiché en rayon, c'est en principe le prix affiché qui fait foi en Suisse. À la question de savoir si un prix erroné apposé sur une marchandise exposée en vitrine ou en magasin lie le vendeur, le SECO répond dans sa FAQ relative à l'indication des prix (consultée en août 2026) que c'est en principe le cas, la présentation de marchandises avec indication du prix valant offre ferme, avec une exception lorsque l'erreur est manifeste. Mais le cas le plus fréquent au quotidien n'est pas l'étiquette fausse: c'est l'action qui n'a pas été déduite en caisse — et vous ne la voyez que si vous lisez le ticket avant de quitter le magasin.
État: août 2026. Sources vérifiées régulièrement. SECO, FAQ relatives à l'indication des prix (FR) et FAQ zur Preisbekanntgabe (DE), consultées en août 2026. Bureau fédéral de la consommation (BFC), FAQ sur konsum.admin.ch, consultée en août 2026. Fédération romande des consommateurs (FRC), «Le prix affiché en vitrine fait-il foi?» (5 décembre 2017). Fondation pour la protection des consommateurs, guide en ligne sur l'indication des prix (état 4 février 2026). K-Tipp 05/2016 (9 mars 2016), «Falsche Preise an den Regalen». SRF «Kassensturz»/«Espresso», question juridique de Gabriela Baumgartner (1er avril 2021) et reportage de Peter Fritsche (23 décembre 2024). 20 Minuten, Fabian Pöschl (23 mars 2025). nau.ch, Me Sarah Schläppi (20 juin 2026). ACSI (1er juin 2022). Jours d'actions: Migros, Coop et Denner le jeudi depuis le 5 février 2026; Aldi Suisse et Lidl Schweiz le lundi et le jeudi. Cette page n'est pas un conseil juridique.
Rappn est neutre: une application suisse de prix et d'actions alimentaires, sans accord commercial avec les détaillants.
Le magasin doit-il facturer le prix affiché?
En règle générale oui, et plusieurs instances le disent. Le Bureau fédéral de la consommation renvoie dans sa FAQ à l'art. 7 al. 3 CO, selon lequel l'exposition de marchandises avec indication du prix vaut en règle générale offre. La Fédération romande des consommateurs l'écrit noir sur blanc dans son conseil du 5 décembre 2017: «Le fait d'afficher des marchandises, en rayon ou en vitrine, avec un prix bien visible et aisément lisible, est considéré comme une offre (art. 7 al. 3, CO).» Et l'experte juridique de la SRF Gabriela Baumgartner écrivait le 1er avril 2021: «Preisangaben an Produkten sind grundsätzlich verbindlich», autrement dit les indications de prix apposées sur les produits sont en principe contraignantes.
Honnêteté oblige: la doctrine n'est pas unanime. Le Bureau fédéral de la consommation précise dans la même FAQ que cette règle est contestée et qu'une partie de la doctrine y voit plutôt une invitation faite à l'acheteur de présenter une offre. Argumenter en caisse en brandissant le Code des obligations ne repose donc pas sur un front totalement uni.
L'exception, c'est l'erreur manifeste. Le SECO l'illustre dans ses deux versions linguistiques par une bague en or affichée à 59.90 francs au lieu de 599 francs: une offre ne lie pas son auteur lorsque l'erreur est manifeste. La FRC pose la même limite: le commerçant doit honorer le prix affiché «à moins que celle-ci ne soit facilement reconnaissable par le client». Gabriela Baumgartner décrivait en 2021 le critère ainsi: le prix effectif doit s'écarter sensiblement du prix affiché; dans son cas — CHF 99 affichés contre CHF 269 réels — elle estimait que le vendeur aurait de la peine à convaincre un tribunal de l'existence d'une erreur essentielle. Le Bureau fédéral de la consommation renvoie pour cette configuration à l'art. 24 CO: l'erreur n'est essentielle que si celui qui se trompe n'aurait pas conclu le contrat en connaissant la réalité.
Nous ne donnons pas de conseil juridique et nous nous limitons à ce que ces instances publient elles-mêmes. Sur le plan pratique, Me Sarah Schläppi le résume ainsi sur nau.ch (20 juin 2026): vous pouvez signaler en caisse qu'un autre prix était affiché en rayon et demander une correction ou une vérification.
Quel prix doit figurer en rayon?
Celui que vous payez réellement. Selon le SECO, l'art. 3 de l'ordonnance sur l'indication des prix (OIP) exige l'indication du prix de détail, c'est-à-dire du prix effectivement à payer en francs suisses, taxes publiques, rémunérations de droits d'auteur, taxes anticipées de recyclage et autres suppléments non facultatifs compris. Pour les marchandises mesurables s'y ajoute le prix unitaire au kilo, au litre ou au mètre; le SECO l'illustre par «confiture, 185 g, 2.70 fr.; 14.95 fr./kg». La Fondation pour la protection des consommateurs rappelle dans son guide en ligne (état 4 février 2026) que les indications de prix doivent être claires, non équivoques et bien lisibles, et cite pour le prix unitaire les formes CHF/kg, CHF/100 g et CHF/m.
L'endroit où figure le prix compte aussi. Me Sarah Schläppi résume sur nau.ch que les marchandises doivent être étiquetées individuellement lorsque cela est possible et opportun; l'étiquette de rayon suffit là où l'étiquetage individuel n'est pas praticable, l'essentiel étant que le prix puisse être attribué sans ambiguïté au produit concerné. Depuis le 1er juillet 2022, le prix doit en outre être indiqué au moment et à proximité de l'offre: l'ACSI décrivait ce changement le 1er juin 2022 comme la conséquence d'un arrêt du Tribunal fédéral.
À quelle fréquence le prix en rayon et le prix en caisse divergent-ils?
Les chiffres suisses solides sont rares. Le test publié le plus connu vient du K-Tipp: dans son édition 05/2016 du 9 mars 2016, le magazine a contrôlé 50 produits dans deux filiales Coop et deux filiales Migros et a trouvé des prix mal affichés dans chacune d'elles. Nous montrons ces chiffres parce qu'ils donnent l'ordre de grandeur documenté — mais ils ont dix ans et ne disent rien de la situation actuelle.
| Filiale contrôlée (K-Tipp 05/2016, 9 mars 2016) | Produits contrôlés | Prix mal affichés |
|---|---|---|
| Coop Berne-Breitenrain | 50 | 2 |
| Coop Berne-Freudenberg | 50 | 2 |
| Migros Hinterkappelen | 50 | 2 |
| Migros Berne-Bubenberg | 50 | 6, soit 12 pour cent selon le K-Tipp |
Les réponses des deux enseignes sont instructives parce qu'elles pointent dans deux directions différentes. Coop a déclaré au K-Tipp que les étiquettes n'avaient manifestement pas été remplacées. Migros a répondu que son système de caisse est mis à jour quotidiennement et que le client paie donc toujours le prix correct — l'erreur se situerait en rayon, pas en caisse. Le K-Tipp citait alors deux exemples de longue durée, dont un camembert M-Budget mal étiqueté pendant plus de cinq mois.
Pour vous, cela signifie qu'une étiquette fausse peut jouer dans les deux sens. Parfois vous payez plus que le prix affiché, parfois moins. Seul le ticket de caisse montre ce qui a été effectivement facturé.
Action non déduite: que faire en caisse?
C'est le cas que la plupart des gens vivent réellement. Un produit est annoncé en action, le ticket affiche le prix normal — parce que l'étiquette de la semaine précédente est restée en place, parce qu'une autre variante se trouvait dans le rayon ou parce qu'une condition de quantité n'était pas remplie. Selon la formulation de Me Sarah Schläppi citée plus haut (nau.ch, 20 juin 2026), vous pouvez signaler le prix affiché en caisse et demander une correction ou une vérification.
Dans la pratique, c'est surtout l'ordre des opérations qui compte: lire le ticket encore dans le magasin, pas à la maison. 20 Minuten reprenait exactement ce conseil le 23 mars 2025, une erreur étant nettement plus difficile à prouver après coup. Et si l'enseigne ne corrige pas, il reste la voie de l'organe cantonal d'exécution, voir plus bas.
Quelles erreurs de scannage sont les plus fréquentes?
Le 23 mars 2025, 20 Minuten s'est fait décrire par une caissière quatre schémas récurrents. Premièrement le double scannage d'articles identiques — cela arriverait au moins une fois par service. Deuxièmement la confusion entre bio et conventionnel, ainsi qu'entre fruits et légumes d'aspect proche: tomates, choux, oignons, raisins, baies, agrumes. Troisièmement le multipack facturé à la place de la bouteille isolée lorsqu'un pack a été ouvert en rayon; l'article conseille de poser les bouteilles isolées séparément sur le tapis. Quatrièmement le mauvais code-barres, lorsqu'un code étranger est scanné par mégarde.
Aux caisses automatiques s'ajoute un autre sujet, sans rapport avec les économies mais qui vous concerne: le contrôle aléatoire. SRF «Espresso» rapportait le 23 décembre 2024 (Peter Fritsche) l'agacement de clientes et clients face à des contrôles fréquents chez Coop; Coop expliquait que ces contrôles reposent sur le principe du hasard et qu'elle ne s'exprime en principe pas sur les détails des aspects liés à la sécurité. Qui scanne lui-même a intérêt à vérifier la liste des articles à l'écran avant de payer.
Pourquoi le jour de changement des actions est le plus délicat
Parce que c'est le jour où les étiquettes changent. Depuis le 5 février 2026, Migros, Coop et Denner lancent leurs actions hebdomadaires le jeudi; Aldi Suisse et Lidl Schweiz publient leurs offres le lundi et le jeudi. C'est précisément ces jours-là que les anciennes et les nouvelles étiquettes cohabitent le plus brièvement.
| Enseigne | Début des actions hebdomadaires | Ce que cela implique pour les erreurs de prix |
|---|---|---|
| Migros | Jeudi (depuis le 5 février 2026) | Une étiquette datant du mercredi peut être périmée le jeudi |
| Coop | Jeudi (depuis le 5 février 2026) | Même jour de bascule, même phase de transition |
| Denner | Jeudi (depuis le 5 février 2026) | Même jour de bascule, même phase de transition |
| Aldi Suisse | Lundi et jeudi | Deux bascules par semaine, donc deux jours sensibles |
| Lidl Schweiz | Lundi et jeudi | Deux bascules par semaine, donc deux jours sensibles |
Savoir si le jeudi vaut la peine pour vos courses ou s'il vaut mieux commencer le lundi chez Aldi Suisse ou Lidl Schweiz, cela dépend de ce qui figure sur votre liste. Il n'y a pas de réponse générale: dans Rappn, vous voyez les actions de la semaine en cours sur sept enseignes — Migros, Coop, Aldi Suisse, Lidl, Denner, Aligro et Otto's — avec plus de 10'000 offres et le prix au kilo ou au litre à côté.
Ai-je droit à un ticket de caisse?
Le Code des obligations connaît un droit général à la quittance. L'art. 88 CO prévoit que le débiteur qui paie a le droit d'exiger une quittance et, si la dette est éteinte intégralement, la restitution du titre de créance ou son annulation. Celui qui paie peut donc demander une quittance. Nous n'affirmons volontairement rien de plus: nous n'avons pas pu établir d'obligation spécifique aux caisses de magasin allant au-delà.
Le ticket reste de toute façon votre seul moyen de preuve. Sans lui, une action non déduite n'est qu'une affirmation face à une caisse. Un détail en marge: le Bureau fédéral de la consommation rappelle qu'il n'existe pas de droit général de retour dans l'achat en magasin ordinaire — un droit de révocation n'existe que pour certains contrats, comme le démarchage à domicile ou le crédit à la consommation. Le geste commercial reste un geste, pas un droit.
Où signaler un prix erroné?
Pas à la Confédération. Le SECO écrit dans sa FAQ qu'il exerce la haute surveillance sur l'exécution de l'OIP et édicte des directives aux cantons, et que les infractions constatées doivent être signalées aux organes cantonaux d'exécution. Le SECO met à disposition une liste d'adresses des autorités cantonales compétentes. La Fondation pour la protection des consommateurs renvoie elle aussi aux cantons comme autorités d'exécution.
Restons réalistes: le signalement cantonal fait corriger l'affichage en magasin, il ne vous rembourse pas directement la différence. Cette différence, vous la récupérez en caisse ou au service clientèle — le ticket en main.
Comment repérer un trop-perçu quand on s'en aperçoit à la maison
La raison pour laquelle les erreurs de caisse passent inaperçues est banale: personne ne compare trente lignes de ticket avec des étiquettes dont il ne se souvient plus. Ce qui aide, c'est un point de repère que vous n'avez pas à retrouver de mémoire — par exemple une revue mensuelle de vos dépenses, dans laquelle une valeur aberrante saute enfin aux yeux. Si vous chassez de toute façon les articles soldés, la mécanique est détaillée dans notre guide des produits réduits.
Deux briques y contribuent dans Rappn. D'abord l'alerte de baisse de prix: vous enregistrez les produits que vous achetez régulièrement et vous êtes averti quand leur prix baisse — vous savez donc avant les courses ce qu'un article devrait coûter cette semaine. Ensuite le scan de vos tickets de caisse, pour que les justificatifs restent rassemblés au lieu de finir froissés au fond d'une poche. S'y ajoute la comparaison du prix au kilo ou au litre, qui démystifie les offres en grande quantité. Rappn est gratuite, disponible en quatre langues et n'est payée par aucune enseigne.
Qu'est-ce que cela signifie pour vous? Cela dépend
Cela dépend de l'ampleur de la différence. Pour quelques centimes, la réclamation vous coûte plus de temps qu'elle ne rapporte. Pour une action non déduite sur un grand conditionnement, le passage au service clientèle en vaut la peine — et selon les instances citées, la position de départ en Suisse vous est favorable tant que l'erreur n'est pas manifeste.
Cela dépend aussi du moment où vous faites vos courses. Qui traverse le magasin le jour de bascule rencontre la plus forte densité d'étiquettes fraîchement remplacées. Qui parcourt son ticket encore dans le magasin règle l'affaire en deux minutes plutôt qu'en une semaine.
Prochaine étape: créez dans Rappn une alerte de prix sur les cinq produits qui atterrissent chaque semaine dans votre panier. Vous connaîtrez le prix avant d'arriver en caisse — et un montant erroné sur le ticket vous sautera aux yeux pendant que vous êtes encore dans le magasin.
Sources vérifiées: .
Scannez un ticket et Rappn vous en restitue chaque ligne par enseigne et par catégorie — une action non déduite ou un article scanné deux fois ne se cache plus parmi trente lignes.
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Questions fréquentes
Le magasin doit-il facturer le prix affiché en rayon?
Dans sa FAQ relative à l'indication des prix (consultée en août 2026), le SECO répond que c'est en principe le cas, la présentation de marchandises avec indication du prix valant offre ferme, sauf lorsque l'erreur est manifeste — il illustre cette exception, dans ses versions allemande et française, par une bague en or affichée à 59.90 francs au lieu de 599 francs. La FRC écrivait le 5 décembre 2017: «Le fait d'afficher des marchandises, en rayon ou en vitrine, avec un prix bien visible et aisément lisible, est considéré comme une offre (art. 7 al. 3, CO)», le commerçant devant honorer ce prix «à moins que celle-ci ne soit facilement reconnaissable par le client». Le Bureau fédéral de la consommation précise toutefois que cette règle est contestée en doctrine. Ceci n'est pas un conseil juridique.
Que faire si l'action n'a pas été déduite en caisse?
Me Sarah Schläppi indique sur nau.ch (20 juin 2026) que vous pouvez signaler en caisse qu'un autre prix était affiché en rayon et demander une correction ou une vérification. Le moment compte: le 23 mars 2025, 20 Minuten recommandait de contrôler le ticket encore dans le magasin, une erreur étant beaucoup plus difficile à prouver après coup. Si la correction n'a pas lieu, le SECO renvoie à l'organe cantonal d'exécution.
Ai-je droit à un ticket de caisse en Suisse?
L'art. 88 CO prévoit de manière générale que le débiteur qui paie a le droit d'exiger une quittance et, si la dette est éteinte intégralement, la restitution du titre de créance ou son annulation. Celui qui paie peut donc demander une quittance. Nous n'allons pas plus loin ici: nous n'avons pas pu documenter d'obligation spécifique aux caisses de magasin au-delà de cette règle générale.
Où signaler un prix erroné dans un magasin?
Auprès de l'organe cantonal d'exécution. Le SECO écrit dans sa FAQ qu'il exerce la haute surveillance sur l'exécution de l'ordonnance sur l'indication des prix et édicte des directives aux cantons, et que les infractions constatées doivent être signalées aux organes cantonaux d'exécution, dont il publie la liste d'adresses. La Fondation pour la protection des consommateurs renvoie également aux cantons dans son guide en ligne (état 4 février 2026).
À quelle fréquence les étiquettes de prix sont-elles fausses en Suisse?
Nous n'avons pas trouvé de chiffres suisses récents. Le test publié le plus connu a dix ans: dans son édition 05/2016 du 9 mars 2016, le K-Tipp a contrôlé 50 produits dans deux filiales Coop et deux filiales Migros et a relevé deux, deux, deux et six prix mal affichés, ce dernier chiffre correspondant selon le magazine à 12 pour cent à la filiale Migros Berne-Bubenberg. Coop expliquait que les étiquettes n'avaient manifestement pas été remplacées; Migros indiquait que son système de caisse est mis à jour quotidiennement et que le client paie donc toujours le prix correct.
Quelles sont les erreurs de caisse les plus fréquentes?
Le 23 mars 2025, 20 Minuten citait quatre schémas décrits par une caissière: le double scannage d'articles identiques, qui arriverait au moins une fois par service; la confusion entre bio et conventionnel et entre fruits et légumes d'aspect proche; le multipack facturé à la place d'une bouteille isolée lorsqu'un pack a été ouvert; et le mauvais code-barres scanné par mégarde. Aux caisses automatiques s'ajoutent les contrôles: SRF «Espresso» rapportait le 23 décembre 2024 des contrôles fréquents chez Coop, que l'enseigne dit fondés sur le principe du hasard.
