Économies5 min de lectureMis à jour :

Pièges à prix au supermarché : les astuces qui vous font payer plus

Les supermarchés utilisent des astuces légales et bien étudiées pour vous faire dépenser plus : prix de référence barrés (depuis le 30 octobre 2024, admis seulement avec la règle des 30 jours), remises de quantité qui n’en sont pas (lire le prix unitaire), shrinkflation (même prix, moins de contenu) et le placement à hauteur des yeux avec les prix en .95. Le contre pour toutes : le prix au kilo comparé sur plusieurs enseignes.

Rappn compare les actions en cours de 7 détaillants suisses, mises à jour chaque jour : gratuit, sans abonnement.

Comparer le vrai prix dans Rappn, gratuit
Étagère au pastel avec quatre présentations et loupe jaune sur une étiquette barrée.

Les supermarchés sont conçus pour vous faire dépenser plus que prévu, avec des astuces légales et bien étudiées. Connaître les quatre pièges à prix les plus courants permet de les déjouer et de ne payer que le vrai prix. Le meilleur contre pour les quatre est le même : le prix au kilo ou au litre, comparé sur plusieurs enseignes.

Rappn est une application indépendante de comparaison des prix alimentaires en Suisse, sans aucun accord commercial avec un détaillant. Migros, Coop, Aldi, Lidl, Denner, Aligro et Otto’s ne nous paient pas pour un classement, et rien ci-dessous n’est sponsorisé.

Quels sont les pièges à prix les plus courants au supermarché ?

1. Les prix de référence barrés. Un prix barré n’est pas une preuve de bonne affaire. Depuis que le Conseil fédéral a modifié l’ordonnance sur l’indication des prix le 30 octobre 2024, un prix de comparaison ne peut être utilisé sans limite de temps que si le produit a d’abord été proposé à ce prix plus élevé pendant au moins 30 jours consécutifs. 2. Les remises de quantité qui n’en sont pas. "X pour Y" ou les grands formats ne sont pas automatiquement moins chers ; ce qui compte est le prix unitaire au kilo ou au litre, qui doit être affiché selon l’ordonnance (OIP art. 3). Le SECO donne l’exemple d’une confiture de 185 grammes à CHF 2.70, soit CHF 14.59 le kilo. Ce que 3 pour 2 ou un deuxième article réduit rapportent vraiment à l’unité est calculé dans faire des réserves en promotion. 3. La shrinkflation. Même prix, moins de contenu. Cas rapportés : Kiri est passé de 160 à 144 grammes au même prix, une barre Snickers de 50 à 44 grammes, une bouteille de Coca-Cola de 500 à 450 millilitres (partiellement annulé ensuite). 4. Le placement en rayon et les prix charme. Les produits à forte marge sont à hauteur des yeux et de la main, les alternatives moins chères en haut ou en bas. Et les prix se terminent volontairement par .95 ou .90 pour paraître plus bas. Comment les têtes de gondole et la zone de caisse guident le geste spontané, c’est expliqué dans éviter les achats impulsifs.
Piège à prixLe contre
Prix de référence barré comparer le prix actuel entre enseignes, pas la référence
Grand format / X pour Y lire le prix unitaire au kilo ou au litre
Shrinkflation (moins de contenu) prix aux 100 g, pas au paquet
Hauteur des yeux et prix en .95 parcourir tout le rayon, pas seulement la zone de préhension

Voici les offres en direct dans Rappn : le vrai prix au kilo des actions des sept enseignes, pour que les chiffres barrés et les terminaisons en .95 en rayon perdent leur pouvoir. Tapez un produit pour essayer.

Comparer le vrai prix dans Rappn, gratuit

Gratuit, sans abonnement · iOS & Android

Offres

…

Pourquoi une comparaison neutre est la meilleure défense

Les quatre pièges visent à vous faire regarder un seul prix en magasin : le prix barré, le prix du paquet, le prix en .95. La Fondation pour la protection des consommateurs exploite même une plateforme de signalement de la shrinkflation, car les réductions cachées sont difficiles à repérer. La seule contre-valeur fiable est le vrai prix par quantité, comparé sur plusieurs vendeurs. C’est pour cela qu’est conçue l’app Rappn : vous cherchez un produit et voyez les promotions en cours des sept enseignes avec le prix au kilo ou au litre, au lieu de vous fier à la mise en scène du rayon.

Pourquoi les pièges à prix fonctionnent psychologiquement

Les quatre astuces n’agissent pas parce que vous seriez distrait, mais parce qu’elles exploitent des réflexes de pensée profondément ancrés. Comprendre quel ressort tire à un instant donné, c’est déjà le repérer sur soi au rayon suivant.

Le premier ressort est l’ancrage des prix. Un chiffre barré élevé installe une valeur de référence dans la tête, à laquelle le prix actuel est comparé, et le fait paraître avantageux même lorsqu’il ne l’est pas. C’est précisément pour cela que la règle des 30 jours importe : elle vise à empêcher qu’un prix d’ancrage jamais réellement pratiqué ne fausse votre jugement. Le deuxième est l’effet du chiffre de gauche. Un prix se terminant par .95 se lit surtout par son premier chiffre, si bien qu’il paraît nettement moins cher qu’il ne l’est. Le troisième est le cadrage des quantités : présenter une offre en "X pour Y" attire l’attention sur l’économie par article et l’éloigne de la vraie question, celle de savoir si vous avez besoin de cette quantité. Le quatrième est la simple inattention. Nous retenons le prix, pas le poids, et la shrinkflation passe ainsi inaperçue, puisque le chiffre affiché ne bouge pas.

Les quatre visent la même faille : le regard posé sur un seul chiffre mis en scène. La seule défense fiable reste la même comparaison sobre, le vrai prix au kilo ou au litre, mis côte à côte sur plusieurs enseignes.

Laissez Rappn aligner les promotions des sept enseignes avec le prix au kilo, et les chiffres barrés comme les terminaisons en .95 perdent leur pouvoir. Les plus grands leviers d’économie sont rassemblés dans le guide courses pas chères en Suisse.

Mis à jour : .

Pourquoi Rappn ?

Rappn est une app de comparaison de prix indépendante en Suisse, sans accord commercial avec aucun détaillant. Nos comparaisons sont véritablement indépendantes.

  • 100 % gratuit : pas d’abonnement, pas de coûts cachés
  • Neutre : aucun accord commercial avec Migros, Coop, Aldi, Lidl, Denner, Aligro ou Otto’s
  • Mise à jour quotidienne, dès que les enseignes publient leurs actions
  • Les actions des enseignes au même endroit : chercher, filtrer, comparer, sans abonnement
  • Planificateur de repas dans la Cuisine : planifier la semaine, envoyer les ingrédients sur la liste
Disponible maintenant

Prêt à économiser ?

Installez Rappn et comparez vous-même cette semaine. Aucun compte requis.

En coursactions
7enseignes
100 %gratuit

Questions fréquentes

Les prix promotionnels barrés sont-ils fiables ?

Pas automatiquement. Depuis la modification de l’ordonnance sur l’indication des prix (Conseil fédéral, 30 octobre 2024), un prix de comparaison barré ne peut être utilisé sans limite de temps que si le produit a d’abord été proposé à ce prix plus élevé pendant au moins 30 jours consécutifs. Comparez le prix actuel sur plusieurs enseignes, pas le prix de référence.

Un grand format est-il moins cher qu’un petit ?

Pas toujours. "X pour Y" et les grands formats ne sont pas automatiquement moins chers. Ce qui compte est le prix unitaire au kilo ou au litre, qui doit être affiché selon l’ordonnance sur l’indication des prix (art. 3). Le SECO donne l’exemple d’une confiture de 185 grammes à CHF 2.70, soit CHF 14.59 le kilo.

Qu’est-ce que la shrinkflation ?

Même prix pour moins de contenu. Des cas rapportés en Suisse incluent Kiri (de 160 à 144 grammes au même prix), une barre Snickers (de 50 à 44 grammes) ou une bouteille de Coca-Cola (de 500 à 450 millilitres, partiellement annulé ensuite). Le prix aux 100 grammes rend ces réductions visibles.

Pourquoi les produits chers sont-ils toujours à hauteur des yeux ?

Parce que la zone des yeux et de la main est la plus vendeuse en rayon. Les produits à forte marge y sont placés, les alternatives moins chères plus haut ou plus bas. Parcourir tout le rayon plutôt que la seule zone de préhension permet souvent de trouver l’option moins chère.

Pourquoi un prix barré agit-il si fort ?

À cause de l’ancrage des prix : le chiffre de comparaison élevé pose un point d’ancrage qui fait paraître le prix actuel avantageux. C’est justement contre cela que va l’ordonnance révisée, qui n’autorise un prix de comparaison qu’après au moins 30 jours à ce prix.

Autres comparaisons